A travers ITMAR, Géraldine Chollet revisite les archétypes féminins de son enfance, dans un milieu paysan, religieux et patriarcal. De ce questionnement sur le décalage entre l’univers dans lequel elle évolue aujourd’hui – urbain, alternatif et féministe – et ses racines, est né le désir d’explorer la notion d’exotisme et de poursuivre une réflexion personnelle autour des racines et de l’intimité.
ITMAR est un rituel, un hommage décalé de la femme qu’elle est aujourd’hui à cette « idéal » féminin de son enfance. Grâce à cette figure icônique, elle questionne son bagage familial, pour le transcender, en souligner l’extraordinaire, tout en créant une autre contre-culture de détournement du folklore suisse.
« Plus le temps passait, plus la tension montait… Cette attente palpitante de l’Apparition. Lorsque la première vache est arrivée (la « reine » qui avait l’honneur de mener le cortège), quelque chose en moi a cédé. Elle incarnait la perfection féminine, tout comme la paysanne travailleuse, la pin-up hollywoodienne et la Vierge Marie. »
